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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 21:28

Pour poursuivre un article écrit il y a quelques semaines dans lequel je me demandais si j'irais voter aux élections primaires de la gauche, ma réponse est non. Non, je n'y suis pas allé tout simplement parce que je ne savais pas pour qui voter ! Aucun candidat ne m'a semblé être en effet l'homme ou la femme providentiel qui pourrait nous tirer de la panade;

 

ça sera donc François Hollande, pourquoi pas...

 

Comme je dois avoir un fond de méchanceté, un petit rappel d'une bourde de celui qui était alors Premier Secretaire du Parti Socialiste. Extrait d'une interview au Parisien en janvier 2007 : « Il s'agit d'une remise en cause des baisses d'impôts sur les plus hauts revenus proposées par la réforme Villepin pour 2007 »,  cela concerne « les contribuables qui ont un salaire de plus de 4000 euros net, soit 5000 euros brut » et d'jouter que cela concernerait 200.000 contribuables. Un homme po

 

 

 

 

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-salaries-a-plus-de-4000-euros-dans-le-viseur-de-hollande_118637.html

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 21:10

Je me demande si je vais voter aux primaires du Parti Socialiste. Pour trouver une réponse à cette question je suis allé sur le site internet dédié à ces élections pour en comprendre le fonctionnement ainsi que pour avoir une idée plus précise de ce que raconte les candidats.

 

Quelques perles :

 

Arnaud De Montebourg :

"Le divorce entre les milieux populaires et la politique date, selon les auteurs, de la crise de 2008 et du sauvetage des banques sans contrepartie par l’État."

Il me semble que ce divorce a été prononcé il y a bien plus longtemps. Si mariage il y a eu..

 

Martine Aubry :

"En démocratie, l'agence de notation, c'est le peuple!"

Quel slogan fédérateur qui annonce de grandes ambitions....

 

Jean-Michel Baylet :

"Martine Aubry, c’est Martine Aubry et moi c’est moi."

Bien vu !

 

Pierre Tambourin, biologiste, directeur général de Génopole à Evry au sujet De Manuel Valls :

"Manuel Valls m’impressionne par son honnêteté, sa volonté et son professionnalisme. [...] De l’honnêteté, il en faut, d’abord pour admettre que la gauche n’a pas toujours pris les bonnes décisions par le passé. Il en faut aussi pour poser sans tabou les problèmes que nous aurons à affronter à l’avenir. Et il en faudra, encore et toujours, pour expliquer que la voie à emprunter est étroite et que l’espérance se construit sur les réalités et non sur des rêves."

Et un peu d'honnêteté pour ne pas piocher dans la caisse publique ? Par les temps qui courrent cela serait pourtant original.

François Hollande :

"Demain sera meilleur qu’aujourd’hui je vous en fais la promesse."

Risqué !

 

Ségolène Royal :

"Socialiste, j'assume la volonté, pour permettre à notre pays de retrouver une ambition nationale, d'un rassemblement des partenaires de la gauche, mais aussi de tous ceux qui, attachés à "une certaine idée de la France" ne la reconnaissent plus, tellement sont affaiblis les repères républicains, en particulier l'égalité des possibles sans laquelle il n'y a plus d'espoir."

Euh... Sarkozy ne racontait pas ce genre de choses en 2007 ? Résultats : Kouchner et Besson ministres...

 

 

Par forcèment rassurant tout ça.

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 20:22

La France s'ennorgueille d'être la patrie des Droits de l'Homme et d'avoir avec la révolution de 1789 et les écrits des philosophes du XVIIIéme siècle jeté les bases de la démocratie moderne. Fantasme ou réalité ?  J'ai connaissance de deux textes -- il y en a certainement d'autres -- qui ébranlent fortement cette idée.

 

Tout d'abord la Magna Carta, la Grande Charte arrachée en 1215 par les nobles anglais au roi Jean sans terre. Ce texte limite le pouvoir royal, garantit le droit à la liberté individuelle, défend la propriété privée et combat l'arbitraire judiciaire. Et pour faire respecter cette charte elle instaure un Conseil Commun ancêtre de l'actuel Chambre des Lords.

 

Quelques extraits :

 

Aucun impôt ou aide ne sera imposé, dans Notre Royaume, sans le consentement du Conseil Commun de Notre Royaume, à moins que ce ne soit pour la rançon de Notre personne, pour faire notre fils aîné chevalier ou, pour une fois seulement, le mariage de notre fille aînée.  Et, pour ceci, il ne sera levé qu’une aide raisonnable.

 

Pour une offense mineure faite par un homme libre, l’amende imposée sera proportionnelle à la gravité de l’offense, et il en sera ainsi pour une offense plus grave, mais sans le priver de son gagne-pain.  La marchandise d’un marchand sera ainsi épargnée, et un agriculteur pourra garder ses accessoires agricoles, s’ils devenaient sujet à la merci de Notre cour.  Aucunes des susdites amendes ne seront imposées sans le témoignage sous serment d’hommes honnêtes et justes du voisinage.

 

Aucun homme libre ne sera saisi, ni emprisonné ou dépossédé de ses biens, déclaré hors-la-loi, exilé ou exécuté, de quelques manières que ce soit.  Nous ne le condamnerons pas non plus à l’emprisonnement sans un jugement légal de ses pairs, conforme aux lois du pays.

 

Il sera dorénavant légal pour toute personne qui Nous est loyal de sortir de notre royaume et d’y revenir, librement et en toute sécurité, par voie terrestre ou voie maritime. 

 

( Nous = Le Roi )

 

 

 

L'autre texte est la Charte du manden Nuouveau ( ou Mandé ). De tradition orale -- établi en  1222 par Soundjata Keita à Kouroukan Fouga ( Mali ) lors de la création de l'empire mandingue. C'est ici le droit à la vie, à la justice, aux liberté individuelles et la dénonciation de l'esclavage qui sont abordés.

 

   

Quelques extraits :

 

Mais une vie n'est pas plus "ancienne", plus respectable qu'une autre vie,

De même qu'une vie n'est pas supérieure à une autre vie.

   

Que nul ne s'en prenne gratuitement à son voisin,

Que nul ne cause du tort à son prochain,

Que nul ne martyrise son semblable.

  

   

La faim n'est pas une bonne chose,

L'esclavage n'est pas non plus une bonne chose .

 

Que nul ne s'en prenne gratuitement à son voisin,

Que nul ne cause du tort à son prochain,

Que nul ne martyrise son semblable.

 

La faim n'est pas une bonne chose,

L'esclavage n'est pas non plus une bonne chose .

 

Chacun dispose désormais de sa personne,

Chacun est libre de ses actes,

Chacun dispose désormais des fruits de son travail.

 

 

LiberteGuidantLePeuple4_s.jpgLe XVIIIéme siècle français n'a donc rien inventé, il a surtout admirablement mis en forme des idées déjà existantes. La qualité littéraire des textes français de cette époque a assuré la diffusion de ces idées et a permis à la France de s'en approprier la pérennité mais on voit avec ces deux exemples qu'il n'en ait rien et que ces droits de base sont bien universels et non issus de la seule civilisation européenne.

 

 

  --------------------------------------- 

  Les références :  Texte de la Magna Carta et celui de la Charte du Manden Nouveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 23:46
Pour se détendre et se défouler !






Et directement sur le site pour une meilleure qualité :

http://www.leclipquidechire.com/ie/clip.html
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 19:00

Je viens de lire un article sur le numéro de département sur les plaques d'immatriculation sur www.agoravox.fr. j'ai lu également les commentaires. Eh ben dis donc !... ça fait peur. Il y en a quelques un qui remontent le niveau mais beaucoup sont vraiment effrayants. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas de guerre alors que les gens se mobilisent pour afficher leur appartenance à leur petit bout de territoire et veulent pouvoir continuer à insulter ces "cons de parisiens" ou ces "abrutis de marseillais".

Forcément je pense à la chanson de Brassens "la ballade des gens qui sont nés quelque-part". Il l'a enregistré en 1972 mais son propos semble -- malheureusement -- être éternel.




Ou la version de Tarmac pour ceux qui ont une oreille plus jeune :

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:23

Un petit plaisir : une chronique tirée du livre "Portraits acides et autres pensées édifiantes" de Philippe Meyer animateur radio et ex-chroniquer matutinal de France-Inter


Des parents d'élèves de Jacksonville ont obtenu que soient retirés des rayons de la bibliothèque de l'école publique un certain nombre d'ouvrages caractèristiques pour leur violence et leur vulgarité, dont Blanche-Neige. Malheureusement, un livre a échappé inexpliquablement à cette censure. On peut pourtant y trouver des personnages aussi peu éducatifs qu'un vieil ivrogne qui danse tout nu, un roi qui se livre à des bassesses pour forniquer avec sa belle-soeur, des hommes qui s'accouplent entre eux, un jaloux qui tue son père, un père qui accepte de planter un couteau dans le ventre de son fils, sans compter des scènes aussi pénibles à supporter que celle où un poisson, ou un monstre marin, ou une baleine avale un homme tout vif, des agneaux sacrifiés vivants, des hommes vendus à d'autres hommes pour leur servir d'esclaves, et je passe sous silence les récits détaillés de maints supplices et de persécutions diverses et peu ragoûtantes et, pour courroner le tout, la narration péniblement précise de l'humiliation physique et morale d'un homme de 33 ans et du fatal supplice auquel il est voué et qui consiste en rien moins que de le monter sur une croix, lui enfoncer des clous dans les poignets et les chevilles et attendre qu'il en meure. Je ne voudrais dénoncer personne, mais dans la catégorie ouvrage traumatisant, la Bible, c'est quand même autre chose que Blanche-Neige.

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 20:06

Voici donc 30 ans que le chanteur belge, écorché vif révolté, s'est éteint. Pour rendre hommage à son talent je vous propose ici le texte d'une de ces chansons qui est dans le ton de ce blog.


JAURES

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eue nos grands-parents
Entre l'absinthe et les grands-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendre
Oui not'Monsieur oui not'bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux yeux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui not'Monsieur oui not'bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelques sabreurs
Qui exigeaient du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui not'bon Maître
Couverts de prêtres oui not'Monsieur

Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps du souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?






En parlant des "sabreurs" je conseille fortement à ceux qui ne l'ont pas vu ( et autres aussi d'ailleurs ) un des premiers films de Stanley Kubrick : Les sentiers de la gloire ( Paths of glory -- http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4499.html ). Les officiers supérieurs de la première guerre mondiale qui envoie des régiments entiers se faire décimer pour satisfaire leur ambition personnelle.

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 20:07

                    Il y a quelques temps je publiais une citation de Louise Ackermann avec le titre "Pensée ( à suivre )..." et je n'avais pas encore suivi. Voilà chose faite.

Louise Ackermann est une poète de la fin du XIXéme siècle à peu près totalement inconnue et que j'ai eu la chance de découvrir par hasard dans une anthologie de la poèsie du XIXéme. Elle a en particulier publié un recueil nommé Poèsies philosophiques ( qui, il faut bien le reconnaître, est plus philosophique que poètique ), ce recueil contient un poème adressé à Blaise Pascal dans lequel elle clame son admiration pour ce génie de la science et de la littérature ainsi que son incompréhension du revirement religieux en fin de vie de Pascal. Elle en profite pour affirmer son athéisme et même son abhorration de la religion. Au moment de la visite de Benoit XVI et des polèmiques autour de la laïcité je trouve ce poème tout à fait d'actualité, en voici un autre extrait.

 

 

 

Un dernier mot, Pascal ! A ton tour de m'entendre

Pousser aussi ma plainte et mon cri de fureur.

Je vais faire d'horreur frémir ta noble cendre,

Mais du moins j'aurai dit ce que j'ai sur le coeur.

 

A plaisir sous nos yeux lorsque ta main déroule

Le tableau désolant des humaines douleurs,

Nous montrant qu'en ce monde où tout s'effondre et croule

L'homme lui-même n'est qu'une ruine en pleurs,

Ou lorsque, nous traînant de sommets en abîmes,

Entre deux infinis tu nous tiens suspendus,

Que ta voix, pénétrant en leurs fibres intimes,

Frappe à cris redoublés sur nos coeurs éperdus,

Tu crois que tu n'as plus dans ton ardeur fébrile,

Tant déjà tu nous crois ébranlés, abêtis,

Qu'a dévoiler la Foi, monstrueuse et stérile,

Pour nous voir sur son sein tomber anéantis.

A quoi bon le nier ? dans tes sombres peintures,

Oui, tout est vrai, Pascal, nous le reconnaissons :

Voila nos désespoirs, nos doutes, nos tortures,

Et devant l'Infini ce sont là nos frissons.

Mais parce qu'ici-bas par des maux incurables,

Jusqu'en nos profondeurs, nous nous sentons atteints,

Et que nous succombons, faibles et misérables,

Sous le poids accablant d'effroyables destins,

Il ne nous resterait, dans l'angoisse où nos sommes,

Qu'à courir embrasser cette Croix que tu tiens ?

Ah ! nous ne pouvons point nous défendre d'être hommes,

Mais nous nous refusons à devenir chrétiens.

Quand de son Golgotha, saignant sous l'auréole,

Ton Christ viendrait à nous, tendant ses bras sacrés,

Et quand il laisserait sa divine parole

Tomber pour les guérir en nos coeurs ulcérés;

Quand il ferait jaillir devant notre âme avide

Des sources d'espérance et des flots de clarté,

Et qu'il nous montrerait dans son beau ciel splendide

Nos trônes préparés de toute éternité,

Nous nous détournerions du Tentateur céleste

Qui nous offre son sang, mais veut notre raison.

Pour repousser l'échange inégal et funeste

Notre bouche jamais n'aurait assez de Non !

Non à la Croix sinistre et qui fit de son ombre

Une nuit où faillit périr l'esprit humain,

Qui, devant le Progrès se dressant haute et sombre,

Au vrai libérateur a barré le chemin;

Non à cet instrument d'un infâme supplice

Où nous voyons, auprès du divin Innocent

Et sous les mêmes coups, expirer la Justice;

Non à notre salut s'il a coûté du sang;

Puisque l'Amour ne peut nous dérober ce crime,

Tout en l'enveloppant d'un voile séducteur,

Malgré son dévouement, Non ! même à la Victime,

Et Non par-dessus tout au Sacrificateur !

Qu'importe qu'il soit Dieu si son oeuvre est impie ?

Quoi ! c'est son propre fils qu'il a crucifié ?

Il pouvait tout pardonner, mais il veut qu'on expie;

Il immole, et cela s'appelle avoir pitié !

 

Pascal, à ce bourreau, toi, tu disais : « Mon Père. »

Son odieux forfait ne t’a point révolté;

Bien plus, tu l’adorais sous le nom de mystère,

Tant le problème humain t’avait épouvanté.

Lorsque tu te courbais sous la Croix qui t’accable,

Tu ne voulais, hélas ! qu’endormir ton tourment,

Et ce que tu cherchais dans un dogme implacable,

Plus que la vérité, c’était l’apaisement,

Car ta Foi n’était pas la certitude encore;

Aurais-tu tant gémi si tu n’avais douté  ?

Pour avoir reculé devant ce mot : J’ignore,

Dans quel gouffre d’erreurs tu t’es précipité !

Nous, nous restons au bord. Aucune perspective,

Soit Enfer, soit Néant, ne fait pâlir nos fronts,

Et s’il faut accepter ta sombre alternative,

Croire ou désespérer, nous désespérerons.

Aussi bien, jamais heure à ce point triste et morne

Sous le soleil des cieux n’avait encor sonné;

Jamais l’homme, au milieu de l’univers sans borne,

Ne s’est senti plus seul et plus abandonné.

Déjà son désespoir se transforme en furie;

Il se traîne au combat sur ses genoux sanglants,

Et se sachant voué d’avance à la tuerie,

Pour s’achever plus vite ouvre ses propres flancs.

 

Aux applaudissements de la plèbe romaine

Quand le cirque jadis se remplissait de sang,

Au-dessus des horreurs de la douleur humaine,

Le regard découvrait un César tout puissant.

Il était là, trônant dans sa grandeur sereine,

Tout entier au plaisir de regarder souffrir,

Et le gladiateur, en marchant vers l’arène,

Savait qui saluer quand il allait mourir.

Nous, qui saluerons-nous ? à nos luttes brutales

Qui donc préside, armé d’un sinistre pouvoir ?

Ah ! seules, si des Lois aveugles et fatales

Au carnage éternel nous livraient sans nous voir,

D'un geste résigné nous saluerions nos reines.

Enfermé dans un cirque impossible à franchir,

L’on pourrait néanmoins devant ces souveraines,

Tout roseau que l’on est, s’incliner sans fléchir.

Oui, mais si c’est un Dieu, maître et tyran suprême,

Qui nous contemple ainsi nous entre-déchirer,

Ce n’est plus un salut, non ! c’est un anathème

Que nous lui lancerons avant que d’expirer.

Comment ! ne disposer de la Force infinie

Que pour se procurer des spectacles navrants,

Imposer le massacre, infliger l’agonie,

Ne vouloir sous ses yeux que morts et que mourants !

Devant ce spectateur de nos douleurs extrêmes

Notre indignation vaincra toute terreur;

Nous entrecouperons nos râles de blasphèmes,

Non sans désir secret d’exciter sa fureur.

Qui sait ? nous trouverons peut-être quelque injure

Qui l’irrite à ce point que, d’un bras forcené,

Il arrache des cieux notre planète obscure,

Et brise en mille éclats ce globe infortuné.

Notre audace du moins vous sauverait de naître,

Vous qui dormez encore au fond de l’avenir,

Et, nous triompherons d’avoir, en cessant d’être,

Avec l’Humanité forcé Dieu d’en finir.

Ah ! quelle immense joie après tant de souffrance !

A travers les débris, par-dessus les charniers,

Pouvoir enfin jeter ce cri de délivrance :

Plus d’hommes sous le ciel, nous sommes les derniers !

 

Louise Ackermann, Nice, 1871.

 

 

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 23:26

" Croire! aveu d'impuissance et ressource dernière
D'un pauvre être ignorant qui renonce à savoir."



( Louise Ackermann, Poésies Philosophiques, 1871 )

 

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 20:23

Entendu ce matin sur France Inter, ça m'a bien fait marrer.

Définition de la gauche caviar par José Arthur :

"Mourir pour le peuple d'accord, vivre avec le peuple non !"

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